43 % des Québécois propriétaires de chiens ne déclarent pas l’existence de leur animal domestique à leur assureur. 15 % d’entre eux ont toutefois dû transmettre une réclamation à la suite d’un sinistre causé par leur chien, une proportion qui atteint 38 % chez les propriétaires de chiens d’attaque ou de garde. Ces données proviennent d’un sondage de la firme Léger mené pour la Chambre de l’assurance de dommages (ChAD) réalisé auprès de 1 009 Québécois majeurs et responsables du renouvellement de leur assurance habitation. 

L’importance de communiquer tout changement de situation à son assureur

Alors que le débat fait encore rage autour des chiens « dangereux », la ChAD souhaitait connaître les comportements des assurés à propos de leur chien, toutes races confondues, et en particulier leurs habitudes à l’égard de la déclaration.

« Les consommateurs ont intérêt à aviser leur agent ou leur courtier qu’ils possèdent un chien, ou tout autre animal domestique, peu importe la sorte ou la race, souligne Maya Raic, présidente-directrice générale de la ChAD. Ne pas en faire mention peut devenir problématique lorsque vient le temps de faire une réclamation. De leur côté, les professionnels de l’assurance, ayant une fine connaissance de ce secteur, sont en mesure d’expliquer les limitations du contrat proposé et d’orienter les assurés vers le meilleur produit. Toutefois, si le contrat contient une exclusion concernant les animaux « dangereux », le professionnel doit poser la question et, le cas échéant, expliquer les conséquences possibles sur la protection ».

Et les chiens « dangereux »?

Parmi les propriétaires de chiens qui ne font pas mention de leur animal à leur assureur, un quart d’entre eux ignorait qu’il fallait le faire. Par ailleurs, 9 % des répondants ne parlent pas à leur assureur de leur chien parce qu’ils ne le considèrent pas dangereux. Un faible pourcentage de gens (5 %) omettent d’en faire part à leur agent ou à leur courtier parce qu’ils craignent de ne pouvoir être assurés. Cette proportion est toutefois plus élevée pour les propriétaires de chiens d’attaque ou de garde, soit 9 %. Bien que l’échantillon soit plus faible au niveau des personnes possédant des chiens « dangereux », mentionnons qu’aucun des répondants détenant un tel chien n’a pu être indemnisé pour les dommages causés par son animal. Une exclusion est en effet prévue dans plusieurs contrats d’assurance. Parlez-en à votre courtier, il se fera un plaisir de vous informer !

Exemples de chiens « dangereux » : doberman, boerboel, pitbull, rottweiler ou tosa

Source ChAD